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Le CAIRE en plus jeune, PARIS en pluvieux !

cd9367f3c730a40ff250e3c6bdd61784.jpgDimanche 23 avril 2006. Je suis allé voir le film OSS 117 au Gaumont Convention cet après-midi, et je voulais vous en toucher deux mots. En réalité, cette sortie au cinéma n’avait rien de préméditée : comme il faisait très beau j’ai pris mon vélo et je suis parti en maraude dans les petites rues tranquilles du Quinzième Arrondissement. Je me suis attardé un peu dans la rue de la Convention où se tenait une brocante, mais avec le vélo à la main ce n’était pas des plus aisés que de naviguer entre les passants flâneurs et les poussettes en goguette. J’ai donc enfourché ma monture à nouveau et je suis reparti prestement vers Balard, puis j’ai remonté la rue de Vaugirard jusqu’à Convention. Arrivé à hauteur du cinéma Gaumont, je vois des gens qui font la queue, et donc je me dis qu’un film doit commencer prochainement - élémentaire mon Cher Lock Holmes ! En l’occurrence, après vérification, il s’avère que le film en question n’est autre que OSS 117, que j’avais l’intention de voir, bien que Jean Dujardin m’énerve quelque peu : j’avais jeté un œil sur CanalPlus à Brice de Nice, et j'avais trouvé ce film complètement débile, plat et fade ; pour tout dire absolument stupide – et même pas drôle, en fait, ce qui n’est pas le moindre des défauts d’un film qui se veut comique. Donc mon a priori sur ce Dujardin était plutôt négatif, bien que la bande-annonce de OSS 117 m’eusse tapé dans l’œil. Bref, j’attache mon vélo à une rambarde, et je prends ma place dans la file d’attente, déjà fort garnie. J’allais bien voir ce que j’allais voir ! 


Verdict ? J’ai bien aimé. 

Certes, c’est un spectacle sans prétention, mais le scénario se tient, les dialogues sont bien écrits, et les situations font mouche. Que demander de plus ? Jean Dujardin compose un rôle de parfait espion bêta et beauf, qui déclenche l’hilarité (y compris la mienne) dans la salle pleine. Et puis sa James Bond Girl attitrée, Bérénice Bejo, est absolument craquante - j'en suis tombé amoureux ! Ce qui est amusant, c’est qu’à l’inverse de la série des films de24c21da1d2d7abb63025a41d7dc0d013.jpg James Bond, cette fois c’est l’espion qui est stupide et sa comparse féminine qui brille par son intelligence. Je corrige : intelligence est un bien grand mot, disons qu’elle brille par son esprit et surtout, je dois l’avouer, par son charme. Du reste, les producteurs l’ont bien compris, qui la déshabillent à deux occasions, laissant le spectateur que je suis avec le regard qui bave et la bouche qui pétille. A moins que ce ne soit le contraire… L’actrice se retrouve en effet (mais avec peu d'effets) en petite tenue à deux reprises, et le spectacle est assez affriolant, merci. Dans un autre ordre d’idée, les décors sont somptueux et l’atmosphère des années 1950 est rendue à la perfection : costumes, dialogues au français un brin suranné, jusqu’à la mise en scène elle-même qui use et abuse de ces vieux trucages dans lesquels on voit un paysage défiler par la lunette arrière des voitures, avec les protagonistes en premier plan. De plus, quelques images d’archive sont placées ça et là, rendant davantage crédibles les situations. C’est du beau travail, que je tiens à saluer ici. 

Le film dure un peu plus de 90 minutes, et le rythme est soutenu, donc on ne s’ennuie pas une seconde. FIN. La lumière se rallume dans la salle, je sors, et je m’apprête à retrouver le soleil qui brille et mon fidèle destrier à deux roues qui brille aussi sous ledit astre lumineux. Hélas, que trouvé-je à la sortie du cinéma, je vous le donne en mille ? La pluie ! Et une bonne pluie battante en plus, genre averse qui déboule sans crier gare, giboulée de début de fc911f6986f9cc18f072642c7fbbab59.jpgprintemps qui aurait confondu mars et avril. Bref, je n’en mène pas large avec mon vélo (qui devient fort encombrant, d’un seul coup), et ma chemisette hawaïenne (du plus beau jaune) paraît soudainement très ridicule ! Devant ce coup du sort, je fais contre mauvaise fortune bon cœur et je m’abrite quelques instants sous un auvent qui surplombe un distributeur automatique de billets. Selon la Loi bien connue de Murphy, évidemment, une jeune femme que j’avais aperçue en train de traverser la rue et venir à ma rencontre ne trouve rien de mieux à faire que de vouloir tirer de l’argent à ce moment là. Mais je lui cède volontiers ma place, d’autant que la pluie se calme. J’essuie la selle de mon vélo, et je remonte la rue de la Convention jusqu’à la rue Violet, sous une petite bruine toute bretonne. Rue du Commerce sous la pluie. Rue Fondary sous un petit crachin tout anglais. J’arrive chez moi en 15 minutes, un peu mouillé certes, mais finalement pas mécontent de cette petite incartade de l’imprévisible dans une après-midi de dimanche toujours terne et pas follement réjouissante. Et puis j’ai retrouvé avec grand plaisir mon vélo, que j’avais pas mal délaissé pour cause d’hiver rigoureux et peu propice à des balades dominicales ou nuiteuses… Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! 

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