29 septembre 2009

Pot Peuplade

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22 septembre 2009

Saleté

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Pour celle qui se reconnaîtra si elle passe par ici...

Pensées. Et courage.

20 septembre 2009

I Got Lucky

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18 septembre 2009

Jill Bolte Taylor



17 septembre 2009

FT Blues

J'aime bien la dernière publicité pour Orange, celle qui présente des paires de situations de la vie courante en les mettant en relation avec un seul mot, par exemple le couple qui se dispute au restaurant et les deux amis qui sont ébaubis par une toile de maître dans un musée, ces deux situations renvoyant au même mot : une claque. Le spot présente 5 ou 6 situations similaires, basées sur le même principe. Je me sers de cette publicité lors de mes formations Apprendre à Apprendre Autrement afin d'insister sur le fait que chaque mot peut renvoyer à de nombreuses images mentales différentes selon les individus, et, partant, que chacun de nous s'est créé sa propre conception du monde et de la réalité qui nous entoure.

Incidemment, puisque l'on parle de Orange et de sa société mère, France Télécom (que Didier Lombard, dont j'avais beaucoup aimé le dernier bouquin : La deuxième vie des réseaux, appelle La Maison), il m'est venu une réflexion en forme d'aphorisme : Pas étonnant que les employés de France Télécom aient le blues, à force d'être pressés comme des... Orange !

14 septembre 2009

Pot Peuplade

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11 septembre 2009

WTC

WTC.jpgTuesday 11 September 2001. I remember every single thing of that fateful day. Memories are stuck in my mind for a lifetime. No words can express the utter disbelief that I felt then, eight years ago to the day, glued to my TV screen, my vision blurred by the tears in my eyes. No words can relate that tragedy. The sight of that plane heading for the emblematic skyscraper, which looked suddenly so very vulnerable. I remember seeing, along with millions of other traumatised human beings, the second plane crashing into the World Trade Center tower #2. I do remember, but it is like remembering a dream, not knowing whether what you experienced was reality or fantasy. I am not convinced that remembering a nightmare is actually less disturbing than experiencing it. A hell of a vision ; a vision of Hell. A sense that you are the only one left on Earth ; a sense that time has stopped. A sense of total disbelief, and yet the pictures on the screen seem so terribly genuine.

I so vividly remember the apocalyptic rumbling, as the Twin Towers were collapsing. The debris and the thin white dust covering just everything, lain on the city like a lead weight. How ironic : lead and asbestos might eventually kill more people than the terrorist attacks per se. I remember beholding with awe what was from then on to be called Ground Zero, a graveyard in ruins. Not one single telephone, not one single chair, not one single human body that has not been completely pulverised. I remember haggard people, covered with ashes, as if wearing white veils, running around in panic, with no place to find shelter in. The white veil was actually more like a shroud. I also recollect the amazing sight of dozens of bodies falling from the towers in desperate and vain efforts to escape the heat and the smoke and the turmoil. I remember the fire-fighters' alarms echoing in all Manhattan. It was raining people, later said one of the many firemen present there that day. The deathly hush following the collapse of the Twin Towers, one after the other. The deafening silence that followed chaos, destruction and havoc, sound and fury. Retrospectively, it seems totally absurd and preposterous that people were actually ordered to go back to their offices, as if nothing had happened, as if no plane had ever crashed into the World Trade Center tower... May all the victims Rest In Peace and the real perpetrators of that unprecedented event be identified and punished.

10 septembre 2009

Bleu Nuit

Il ferma la porte avec d'infinies précautions et huma l'air nocturne, frisquet et chargé d'odeurs marines qui composaient un bouquet olfactif inhabituel et vivifiant. Léonard s'alluma une cigarette et manipula son iPod afin de faire résonner dans ses oreilles quelques accords désespérés. Léonard avait coutume de dire qu'il était du signe de la guitare, ascendant blues. Et ce n'était pas Gary Moore qui allait le contredire ce soir. La chanson, The Prophet, il la connaissait par cœur pour l'avoir écoutée en boucle, jadis, lors de la lecture d'un fabuleux roman qui parlait de bateaux sans nom et de chasse au trésor. Et d'amour, bien sûr. Il fit quelques pas dans la cour, lentement, comme pour s'imprégner à la fois de la musique et des fragrances du soir et les laisser s'infiltrer en lui, comme pour ne pas laisser s'échapper l'image shooting_star-2.jpgrémanente d'un corps de femme allongé et ensommeillé, qu'il venait de quitter et d'abandonner à la douce tiédeur d'une longère  bretonne. Son Étoile... Il s'émerveillait de constater que tout ce qui la touchait le concernait, et que tout ce qui la concernait le touchait... Et les feulements de la guitare de Gary Moore emplirent un peu plus l'espace et le temps, et ses yeux s'embuèrent tandis qu'il avançait sur le chemin menant à la plage, les yeux scrutant le ciel estival.

 

Un frisson lui parcourut l'échine lorsqu'il ralluma une cigarette sous un grand pin marin illuminé par derrière par un lampadaire à la lumière orangée et irréelle. Il souffla la fumée bleue de sa Marlboro, qui s'éleva paresseusement dans l'air chaud et fut éclairée en contre-jour par le lampadaire caché par l'arbre majestueux. Au même moment, un riff de guitare particulièrement ensorcelant lui vrilla l'esprit et il resta là, inerte et béat, à contempler cette fumée et cet arbre, dans cette lumière orangée diffuse qui donnait un caractère fantomatique à ce petit chemin côtier, et qui  enveloppait d'un halo spectral ce grand pin et le monde autour de lui. Alors il réitéra l'expérience, expirant avec prise de conscience cet air vicié et vicieux en direction du vieux lampadaire, laissant la fumée dériver majestueusement, un sourire vissé aux lèvres et les yeux dans le vague à l'âme. Léonard descendit le chemin ensablé pour se retrouver sur la plage, entouré d'odeurs d'iode et d'un brouillard d'écume poussé par la brise océanique. Sa chanson passait en boucle mais il ne lui prêtait plus guère attention, son esprit l'avait reléguée au second plan, comme une toile de fond nécessaire qui sublimait sa perception visuelle et olfactive. Là-haut, dans ce ciel breton immense et immaculé, des milliers d'étoiles se laissaient admirer, orbes magiques aux teintes blanchâtres ou jaunâtres ; myriade de petits diamants regroupés en constellations mystérieuses, rivières et solitaires célestes qui éblouissaient d'autant plus qu'ils étaient anéantis depuis des temps immémoriaux, gemmes disparues dont l'œil, à des milliards d'années de lumière de distance, perçoit encore le rayonnement fossile comme un ultime hommage à la beauté glacée de leurs mondes engloutis. Fulgurance. Vision fugace. Une étoile filante venait de transpercer la nuit ! Ainsi en allait-il en cette soirée chaude et inoubliable : les guitares feulaient et les étoiles filaient. Et des étoiles, il devait en voir filer bien d'autres cette nuit-là, priant à chaque fois pour que son Étoile à lui ne file jamais, pour que son Amour ne se perde ni ne le perde dans quelqu'autre nuit éternelle et invisible et inodore…

 

Au loin, les bruits de l'océan lui parvenaient étouffés par la musique qui n'avait pas cessée. Au loin, un phare brillait, pulsation rassurante et régulière, tel un quasar artificiel posé sur l'écrin immobile et irisé de l'océan, et sur lequel la pleine lune se reflétait, insensible aux admirateurs qui la dévisageaient sans relâche. Pour son Étoile, Léonard irait bien la décrocher, cette lune qui devait en connaître, des secrets, à force de surveiller les humains depuis que le Monde est Monde… Peut-être sa face obscure cachait-elle tous ces secrets, mis à l'abri des regards et jalousement protégés ? Léonard émergea soudain de ses pensées, le cou endolori à force de regarder en l'air, et se dit qu'il était temps de regagner ses pénates et la chaleur d'icelles et la tiédeur de ce corps de femme qu'il avait abandonné il y avait de cela une éternité. Il remonta par le chemin ensablé, retrouva son pin marin et ses repères, puis s'introduisit silencieusement dans la bâtisse enténébrée afin de ne pas réveiller la prunelle de ses yeux, qui, en dépit du magnifique spectacle de cette nuit, ne s'émerveillaient jamais davantage que lorsqu'ils contemplaient ce corps alangui, ce sourire qui emportait tout et ce regard étoilé inoubliable, irisé comme l'océan, et aux couleurs de ciel breton. Il se dit qu'il ne s'était jamais senti aussi épanoui et aussi heureux ; la félicité irriguait le moindre de ses vaisseaux capillaires, le bonheur l'innondait, plus rien n'existait ce soir-là que cet étrange état second serein... Il se glissa dans les draps et rêva d'étoiles.

09 septembre 2009

VéliB

borne-velib.jpgAvec les VéliB, mieux vaut ne pas dépasser les Bor(g)nes pour éviter que ça ne coûte un oeil...

08 septembre 2009

Photo du Jour

08092009611.jpgAujourd'hui je suis passé par la station de RER Robinson. Bizarre, nous ne sommes pourtant pas un vendredi ! Tout ça pour vous dire que je suis toujours vivant, et que ce BLog devient décidemment de plus en plus passionnant ! Hé, hé ! Au fait, j'ai ajouté deux ou trois chansons dans le lecteur qui se trouve à droite de ce texte, vous aviez vu ? Et en parlant de musique, j'attends avec impatience de pouvoir écouter les dernières livraisons de -M- et de Murat et de Knopfler... On en reparle, bon vent à vous !

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