22 avril 2009

L'Atelier du Parc

Lundi 20 avril 2009 | Ma Bergère et votre serviteur allâmes nous restaurer dans un établissement qui mériterait d'être étoilé tant tout y est mémorable. Cet endroit hors du commun fêtait ses 7 mois d'existence, ce qui tombait fort bien, et notre soirée fut justement inoubliable. Du coup je me suis fendu d'un long article pour Paris15, que je vous livre in extenso et en avant-première ci-dessous.

atelier-1.jpgParis15 vous le dit aujourd'hui sans ambages, cet Atelier du Parc est probablement le meilleur restaurant de notre cher Quinzième. Fondé et ouvert en septembre 2009 par deux jeunes et talentueux Chefs qui se partagent le travail en cuisine, cet Atelier du Parc réjouira tout autant vos papilles que vos mirettes. Vous l'aurez sans doute remarqué, cet endroit immanquable le long du parcours du Tram T3, lové entre les stations Porte de Versailles et Georges Brassens ; une grande avancée couverte est protégée par des pots de fleurs illuminés de blanc et l'enseigne s'étale sur le auvent en beaux caractères. Et de caractère, l'endroit n'en manque pas. Outre cette avancée couverte - néanmoins non fumeur - le restaurant héberge une salle au rez-de-chaussée avec un magnifique bar éclairé de l'intérieur par des couleurs changeantes dignes des plus beaux restaurants de Miami ! Derrière le bar, un véritable mur de bouteilles capte tous les regards... Le sous-sol vous réserve une autre (grande) salle, aux lumières tamisées et à l'ambiance réminiscente du meilleur des années 70. Mais le sous-sol abrite aussi les plus belles toilettes du (petit) coin, qui valent le déplacement à elles seules : porte vitrée coulissante et lumières actionnées par infra-rouge, petites serviettes blanches individuelles (s'il vous plait) pour s'essuyer les mains... Si ce qui est servi dans les assiettes n'était pas aussi succulent, on y passerait bien plus de temps, dans ces lieux d'aisance...

Venons-en donc à la nourriture, donc, qui se savourerait, se goûterait et se dégusterait presque les yeux fermés, n'était la déco qui mérite qu'on s'y attarde également. Tout ici est réalisé avec autant de soin que de bon goût. La Carte ne propose pas des plats par dizaines, mais choisir parmi cette sélection vous demandera déjà quelques instants de réflexion. En revanche la Carte des vins, classés par région et par couleur, se révèle nettement plus fournie, et les millésimes sont indiqués pour toutes les bouteilles. Paris15 a été estomaqué par un Saint-Chinian 2007 à se damner, et qui accompagnait délicieusement un filet de pintade et sa polenta crémeuse... En dessert, Paris15 s'est régalé d'une mousse aux deux chocolats servi avec de fines feuilles de chocolat noir et une meringue noisette, sans oublier l'originale glace chocolat-thé(e) ! Et le mille-feuille aux pralines mettra vos papilles en émoi ! Cerise sur le gâteau, le pain est fourni par Jean-Luc Poujauran et le fromage par Marie Quatrehomme, meilleurs artisans dans leur spécialité. Paris15 vous conseille d'aller tester de toute urgence ce lieu hors du commun, d'autant plus que les prix pratiqués restent tout à fait accessibles eu égard à la prestation digne d'un restaurant étoilé : formule entrée-plat-dessert à 34 euros, qui dit mieux ? Et le service est aux petits oignons, qui vous réservera quelques surprises gustatives en sus. Les avis des clients sont unanimement dithyrambiques et celui de Paris15 est très clair : L'Atelier du Parc est sans conteste l'une des meilleures tables qu'il nous a été donné de fréquenter dans le Quinzième, tout est un régal pour les sens, du cadre aux mets.

L'Atelier du Parc
35, Boulevard Lefèbvre
75015 Paris

Téléphone: 01 42 50 68 85

Le restaurant est ouvert du lundi au samedi
Le midi de 12 heures à 14 heures 30
Le soir de 19 heures 30 à 22 heures 30

Allez donc vous régaler sur le très beau site de l'Atelier du Parc

12 janvier 2009

Chez Francine

DSCN0384.jpgChers lecteurs de Paris15, il est des adresses, comme ça, que l'on découvre au détour d'un chemin, un peu par hasard, et que l'on a immédiatement envie de faire partager. Chez Francine est l'une d'entre elles. Chez Francine est un restaurant, mais c'est beaucoup plus que cela. Un peu à l'écart des rues les plus passantes de notre cher 15e, mais à deux pas du parc Georges Brassens, se trouve un lieu riche de saveurs uniques, de convivialité oubliée et de bonne humeur communicative. Bref, un endroit comme Paris15 les aime.

Le vrai nom de cet endroit intemporel, c'est DIET ETH(N)IQUE, et il porte bien son nom. DIET, parce que les bons petits plats - cuisinés avec amour et savoir-faire - sont légers et à base de légumes, et assaisonnés d'épices au goût oriental ou africain. ETH(N)IQUE, parce que ce restaurant est en réalité un lieu associatif qui propose un menu à un prix défiant toute concurrence. Jugez plutôt : pour 15 euros vous avez droit à une entrée qui met en appétit, à un plat délicieux "comme à la maison" qui ne vous laissera pas sur votre faim, et à un dessert. Chez Francine, point de menu prédéfini, mais des mets préparés selon l'humeur du jour et l'approvisionnement au marché de Convention. Généralement, il y a une viande et un poisson ; en entrée, Paris15 vous suggère la succulente soupe Mascarpone, aux saveurs orientales.

Francine, la maîtresse des lieux, vaut le déplacement à elle seule. D'un dynamisme et d'une bonne humeur sans faille, elle donne sa couleur à son restaurant et vous garantit le dépaysement. La déco vous plonge dans l'ambiance des années 70, et la musique vous fera taper du pied. La clientèle est plutôt habituée - Francine vient faire le tour des tables pour discuter 5 minutes, s'assurer que tout va bien - et avenante. Francine projette de développer une activité d'Ateliers culinaires à destination des enfants, et ça, Paris15 trouve que c'est une sacrée bonne idée ! Francine sait aussi faire le spectacle, et vous gratifiera peut-être d'un petit pas de danse improvisé. En cette période de frimas hivernaux, vous trouverez chez DIET ETH(N)IQUE chaleur et convivialité, de quoi vous réchauffer doublement ! Allez découvrir ce lieu épatant, Paris15 vous garantit que vous ne le regretterez pas.


DIET ETH(N)IQUE
27, rue de Chambéry - 75015 (of course)
Tél. 06 25 62 19 33

Cliquez ICI pour accéder à l'article sur le site Paris15.fr

25 avril 2008

Soirée Musicale

Jeudi 24 avril 2008 | J'étais à ORLY pour une journée relativement tranquille, pour une fois je n'avais pas de vraie formation à prester ; mes deux derniers jours à ORLY furent consacrés à deux sessions intensives avec un groupe de charmantes Agents d'Escale, public sympathique et agréable, mais également exigeant en termes de motivation, et hétérogène en termes de niveau linguistique... Donc, en ce jeudi 24 avril, plein d'une énergie arrivée d'on ne sait où (je m'étais pourtant couché à 4 heures du matin pour cause de sieste vespérale la veille), je vaque à mes diverses occupations tout en attendant la fin de journée avec impatience. A 17 heures, je mets les voiles, direction Le Comptoir, où je suis censé participer à une session de conversation en anglais avec quelques Peupladiens volontaires. J'arrive à 18 heures, prends une bière et discute un peu avec l'ami Claude, qui est fatigué et gère la boutique tout seul - même si c'est la période des vacances, l'activité d'un bar n'est pas de tout repos... Je lui fais part de la proposition de mon pote Gérard Poulain de venir jouer du Jazz o'Comptoir le 30 mai prochain, proposition aussitôt acceptée, ce qui est une bonne nouvelle. J'avais assisté vendredi dernier à un super concert à La Bicyclette, petit bar très sympa près du Métro Jaurès, en compagnie de son excellent groupe de Jazz, et j'avais hautement apprécié la soirée - pas seulement à cause de la musique, mais ceci est une autre histoire... Bref, je recommande un demi, profitant de l'Happy Hour, et j'attends les participants, qui tardent à venir... La pluie se met à tomber. Soudain, une femme arrive, qui se réclame de Peuplade (pseudonyme evecharles) et qui est l'initiatrice du rendez-vous. A la bonne heure ! Nous allons nous attabler et commençons à discuter en anglais de tout et de rien ; vers 19 heures, Vitae arrive à son tour, et l'ambiance se détend et le français reprend (un peu) ses droits... Evecharles s'en va, a la gentillesse de m'offrir une conso, et je reste un peu avec Vitae sur le trottoir, à fumer et bavarder. Vers 20 heures, je repars au son de Patrick Rondat (Vivaldi Tribute à fond la caisse dans les oreilles) vers le restaurant semi-gastronomique et très classe nommé L'Apothème, dénomination qui s'avère être un terme de géométrie, décidemment je n'en sors pas !

La raison pour laquelle je me rends là-bas est double : d'une part j'avais entendu parler de ce nouvel établissement et je voulais me rendre compte par moi-même à quoi il ressemblait, et d'autre part mes amis de la troupe La Gargouille y étaient présents, puisqu'ils y organisaient une soirée Repas-Spectacle qui promettait d'être fort sympathique. Elle le fut au-delà de mes espérances... A 20 heures 30 j'arrive sur zone, je vois Jérôme qui fume devant l'entrée, et on parle 10 minutes, histoire de nous mettre mutuellement au jus de nos dernières news personnelles. Puis nous rentrons, et je suis immédiatement happé par la musique. Mélanie et Cathy chantent (vraiment bien) et Djahïz joue de la guitare (vraiment bien aussi), accompagné de Boris (que je ne connais pas) ; j'embrasse tout ce petit monde (sauf Boris, que je ne connais pas) et je suis content de retrouver Ann, la responsable communication du théâtre de l'Aire Falguière, qui est en grande conversation avec une charmante journaliste du Parisien, Olivia. Tout le monde est bien content de me revoir (sauf Boris, qui ne me connait pas), et je peux vous assurer que c'est réciproque. Je commande un verre de vin rouge, et me laisse porter par les voix suaves et douces des chanteuses, par les beaux accords des guitaristes, par l'ambiance et l'humanité qui habite ces lieux agréables. Les chansons sont des reprises arrangées de classiques - Girl from Ipanema, Hot Stuff, Hey Joe, pour n'en citer que quelques uns... Le restaurant n'est pas rempli, mais les gens semblent apprécier le concept de Repas-Spectacle, concept qui ne demande qu'à devenir récurrent. Du reste, le 15 mai 2008, les mêmes seront là, pour une soirée Contes-Lecture théâtrale ; on retrouve là le 311272372.jpgpartenariat avec le théâtre de l'Aire Falguière, dont la directrice, Geneviève Rosental, nous fait l'honneur de sa présence. Je profite d'une pause cigarette pour parler un peu avec Ann, simplement, amicalement, comme si l'on se connaissait bien ; privilège de rencontrer des personnes humaines et sensibles, spontanées et pleines de vie...

Je commande à manger, n'ayant rien avalé depuis la veille au soir, et je me régale ! Mille-feuille de fromage, croquant à l'extérieur et chaud et liquide à l'intérieur, accompagné d'un peu de salade et de petites tomates cuites... un régal. Ensuite j'ai commandé un poulet au riz, assez classique, pensais-je, mais suffisamment roboratif pour ne pas risquer de tomber d'inanition avant la fin de la soirée. En fait de classique, ce poulet délicieux est servi sous forme de 3 blocs sans os, et accompagné d'une bonne sauce avec du riz gluant légèrement épicé... un régal ! Et le deuxième verre de vin rouge coule parfaitement avec tout ça... Et la musique continue d'accompagner cette heureuse dégustation. Lorsque j'en ai terminé, je recommande un verre de vin pour finir la soirée. Les artistes prennent une pause, et Djahïz prends son ukulele avec lui sur le trottoir, pour improviser un mini-show musical sous le regard amusé des rares passants de ce coin un peu perdu du Quinzième... Moment magique, poétique, unique. Nous rentrons, les artistes s'apprêtent à manger, et je vais en profiter pour les abandonner, après un ultime verre de vin et un ultime pot-pourri collectif accompagné par ce malicieux Djahïz et son ukulele rouge... Je discute un peu avec Monsieur Élie Francis, le patron des lieux, l'assurant de mon retour prochain et d'un article sur Paris15. Soirée mémorable, inoubliable, que j'aurais aimé partager avec une géomètre exilée, dans ce lieu tout à fait idoine, puique j'ai appris que le mot Apophème désigne la ligne droite reliant un sommet de triangle (ou de losange), à la base opposée. Décidemment, Monsieur Francis et son très agréable établissement réservent bien des surprises ! Nul doute en tous les cas que je serai prochainement de retour dans ces lieux vraiment très agréables, où le temps semble suspendre son vol... Merci à vous mes amis, pour ces Gargouilleries inoubliables, et à très bientôt !

26 février 2008

Les Compères

Paris15 est allé trainer ses guêtres dans le sud de notre cher Quinzième, et a découvert un endroit qui commence tout juste à buzzer dans les Blogs gastronomiques : Les Compères. Il est vrai que les lieux ont ouvert début février, après 1 mois de travaux, à la place d'un ancien café. Les nouveaux propriétaires ont presque tout démoli et refait à neuf, dans un esprit classy mais sans ostentation, select mais abordable. Et la nourriture vaut le détour. Mais nous y reviendrons.

Sis non loin du parc Georges Brassens, Les Compères se remarquent de prime abord par leur devanture sobre et éclairée de néons rouges. Les vitres sont nues, mais il est prévu de leur adjoindre des rideaux qui les couvriront à moitié, façon bistro. La carte est exposée à l'extérieur, avec les prix, assez raisonnables vu le caractère de l'endroit. La serveuse avenante vous présente une ardoise géante sur laquelle vous pourrez faire votre choix parmi une liste de plats appétissants, et juste assez fournie pour ne pas hésiter des siècles avant de sélectionner les mets désirés. Le service est rapide, et la serveuse s'enquiert régulièrement de votre avis : Tout se passe bien, il ne vous manque rien ? Tout va très bien.

Chose assez rare pour le signaler, ici on n'est pas abreuvé de musique qui rend impossible toute conversation (l'endroit est exempt de musique) et le brouhaha des clients reste largement dans la limite du supportable ; il est vrai que Les Compères viennent d'ouvrir, ce qui veut dire que le restau n'est pas plein. Paris15 y est allé manger en pleine semaine et en pleines vacances scolaires, il faut le préciser. Des petites tables pour deux personnes sont à votre disposition, de même que des tables pouvant accueillir des groupes. L'ambiance est feutrée, sobre, d'un goût sûr.

Paris15 a dégusté un filet de bar grillé accompagné de son risotto de champignons, et a pris le fameux moëlleux au chocolat comme dessert. Les plats sont agréablement présentés, façon Nouvelle Cuisine, ce qui fait que l'eau vient vite à la bouche, mais les portions ne sont pas congrues. Les plats sont excellents, raffinés et goûteux. Le bar fond dans la bouche, et la petite sauce qui accompagne est divine. Le moëlleux, servi avec sa glace à la vanille et sa crème anglaise qui n'a rien de perfide, est très réussie. Bref, on mange les yeux fermés, histoire de déguster davantage ces plats succulents. Les plats coûtent en moyenne 15 euros et les desserts 7 euros. Si vous rajoutez un pichet d'un excellent Rouilly blanc, vous vous en sortez pour une trentaine d'euros, en ayant profité d'un cadre agréable, d'un service aux petits oignons et d'un moment mémorable. Il reste des petits détails à ajouter (rideaux aux vitres, miroir dans les toilettes, tampon de l'établissement) mais tout devrait se mettre en place rapidement. Paris15 vous recommande de profiter des lieux avant que le bouche-à-oreille ne les rende rapidement moins accessibles et intimistes.

Les Compères
32, rue de Dantzig - 75015 (of course)
Téléphone : 01 45 33 72 71