31 janvier 2010

Poésies - 2

Croyais-tu atteindre la Transcendance
Avec ce semblant d'hideuse Cravate ?
Vais te faire regretter çà en Cadence,
Mon vieux, à coups redoublés de Savate !

Un soir en Andalousie, au pays des Castagnettes,
Je déambulais, oisif, me caillant les Mirouflettes...
Je regardais d'un oeil torve et sans lunettes
De belles Espagnoles faire leur jolies Pirouettes...

Que je me délecte par avance de ces goûts Célestes !
De ces organes et ces lymphes, ces sangs et Viscères...
Je le dis sans ambages, la main sur le coeur, Sincère,
Jamais un Humain ne me paraîtra amer ou Indigeste !

06 décembre 2009

Poésies

Quelques strophes de mon cru... Le jeu consiste à faire des poémes avec 4 mots donnés, qui riment deux par deux... Légère contrainte que a donné lieu à 3 créations que je vous livre ci-dessous. Si le coeur vous en dit, faites donc rimer quelques mots !

Que le facteur ne s'occise sur nulle Souche,
En effet dès lundi j'attends qu'il me Livre
Un joli flacon rubis du genre qui rend Ivre,
Et qui déjà, amis, me met l'eau à la Bouche !

Par un bel été Indien, je plonge dans le Gange,
Nageant comme un naja au milieu de cette Fange.
Je coule, extatique, car vraiment, ça Démange,
Mais un cadavre exquis, ici, nul ne Dérange !

Lorsque Jésus servit le Vin à ses Apôtres,
A son Corps défendant il omit 'à la Vôtre' !
Il figea dans son Esprit cette Sainte Image,
Mais se dit in petto, Quel mauvais Présage !

15 juillet 2008

Belles Parallèles...

Pour ma géomètre, en exil lointain et ensoleillé...

Deux droites parallèles
Depuis longtemps s'aimaient.

- Nous toucher, disaient-elles.
Le pourrons-nous jamais ?

Messieurs les géomètres
Nous parlent d'infini ;

C'est bien beau de promettre,
Mais tant de kilomètres

Ça donne le tournis !
- Si le sort vous accable,

Leur répondis-je alors,
Rapprochez-vous, que diable,

Rapprochez-vous encore !
Ma remarque opportune

Leur fut d'un grand secours :
Il n'en reste plus qu'une,
Quel beau roman d'amour !


Jean-Luc Moreau

13 juillet 2008

MacBeth

Quelques vers de Shakespeare, tirés de MacBeth :

"Tomorrow, and tomorrow, and tomorrow
Creeps in this petty pace from day to day,
To the last syllable of recorded time
And all our yesterdays have lighted fools
The way to dusty death. Out, out, brief candle!
Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more. It is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing"

Dieu que c'est beau...

06 juillet 2008

Paralléles...

On va, l’espace est grand,
On se côtoie,
On veut parler.
Mais ce qu’on se raconte
L’autre le sait déjà,
Car depuis l’origine
Effacée, oubliée,
C’est la même aventure.
En rêve on se rencontre,
On s’aime, on se complète.
On ne va plus loin
Que dans l’autre et dans soi.


Eugène Guillevic