12 juin 2008

Vernis SAGE

Jeudi 12 juin 2008 | Alors que je devais vadrouiller par monts et par vaux en ce jeudi 12, veille de vendredi 13 - mais je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur ! - j'apprends incidemment que mon planning a changé et que je dois me rendre à Saint-Cloud - pensée pour Gérard Manset qui y habite lorsqu'il n'est pas, lui non plus, par monts et par vaux- afin de prester deux ateliers d'anglais professionnel : ipod.JPGWorking on the Phone et Improving your Telephone Skills. Je ne perds pas au change, puisque je me rends à Saint-Cloud en Tram, quasiment directement de chez moi... Je connais déjà les lieux, j'y suis accrédité, et les stagiaires sont généralement fort sympathiques - même s'ils travaillent dans le secteur de l'armement...

Je n'aurais en effet pas vu le temps passer ; les apprenants se révélèrent assez cool, ouverts, motivés. Les pauses clope-café aidèrent à faire passer les séances plus rapidement, et je fus relativement content, in fine, d'être retourné là-bas où je n'avais pas mis les pieds depuis presque un an jour pour jour... Ça me donne l'occasion de méditer sur le temps qui passe et sur les divers évènements de ma vie qui se sont déroulés depuis ma dernière visite...  A 17 heures je termine ma seconde session, je remplis les documents administratifs afférents aux stagiaires présents (compétences acquises, points à travailler...) et je lève l'ancre, satisfait de ma journée.

Je me rends dans le quartier latin, à Saint-Michel, avec l'idée de faire un tour à la FNACet l'objectif plus précis de rencontrer un Peupladien qui vend un joli iPod touch, celui-là remplacerait avantageusement mon ancien iPod nano certes toujours fringuant et efficace, mais limité au plan de la mémoire et des fonctionnalités. Bref, je conclus le dealau zinc d'un café près du Métro Maubert-Mutualité, et je suis fort content de rencontrer le vendeur, écrivain de son état, très sympa, que je salue au passage s'il vient jeter un oeil Paris-ci... Nous discutons un peu de nos expériences d'écriture, de la difficulté de vivre de sa prose, et puis il est temps pour moi de repartir, certes pas très loin puisque j'avais prévu de retrouver Jérôme Laeng - directeur de la Compagnie La Gargouille, compagnie qui monta notamment Alice au Théâtre de l'Aire Falguière, pièce que je dus voir à 3 reprises, avec à chaque fois autant de plaisir- à deux pas de la gare d'Austerlitz, à l'occasion du vernissage d'une expo de 12062008731.jpgses photos, prises à New-York et San Franciscoen 2000. J'arrive vers 20 heures 15, dans mon beau costume qui ne dépareille pas trop puisque pas mal d'invités arborent également semblable uniforme ; je salue Jérôme et Cathy (l'actrice qui joue Alice) et je vais jeter un oeil aux splendides photos qui sont exposées. Pas de portraits, peu de scènes de vie, mais des photos très cadrées, qui ont pour objet des bâtiments aux lignes de fuite improbables, des pontons, des vues urbaines ou bien encore des devantures de boutiques.Jérôme a bien fait les choses puisqu'il avait fait préparé dans un seau à Champagne une dizaine de litres d'un excellent punch, dans lequel les invités venaient puiser à mesure que leur gosiers se desséchaient... J'eus la bonne surprise de voir arriver Anne, la directrice de communication du Théâtre de l'Aire Falguière, avec qui je me 12062008732.jpgmis à discuter longuement. Je croisai aussi une comédienne, Élise, très sympathique, avec qui j'échangeais pareillement. Bref, l'ambiance était super, le lieu est très convivial, ouvert à l'extérieur sans aucune séparation entre la terrasse et la salle, et les gérants sont adorables. Atmosphère cosy, chaleureuse, humaine. De quoi passer une excellente soirée !!

Vers 22 heures 30 tout ce beau monde commence à s'égayer - bien que certains aient déjà été quelque peu égayés par le punch qui, bien que léger, avait commencé à produire ses effets imparables - et prend le chemin d'un autre restaurant situé Quai de la Gare. Je ne suis pas le mouvement car le lendemain je me lève tôt pour aller bosser à ROISSY, et la journée de vendredi promet d'être longue, avec deux évènements auxquels j'assisterai avec grand plaisir : le festival des ZAZ'ARTS du Quinzième et le spectacle de l'ami TOMASZ au Café de Mars, endroit que j'affectionne tout particulièrement... Le week-end commence sur les chapeaux de roue !

25 avril 2008

Soirée Musicale

Jeudi 24 avril 2008 | J'étais à ORLY pour une journée relativement tranquille, pour une fois je n'avais pas de vraie formation à prester ; mes deux derniers jours à ORLY furent consacrés à deux sessions intensives avec un groupe de charmantes Agents d'Escale, public sympathique et agréable, mais également exigeant en termes de motivation, et hétérogène en termes de niveau linguistique... Donc, en ce jeudi 24 avril, plein d'une énergie arrivée d'on ne sait où (je m'étais pourtant couché à 4 heures du matin pour cause de sieste vespérale la veille), je vaque à mes diverses occupations tout en attendant la fin de journée avec impatience. A 17 heures, je mets les voiles, direction Le Comptoir, où je suis censé participer à une session de conversation en anglais avec quelques Peupladiens volontaires. J'arrive à 18 heures, prends une bière et discute un peu avec l'ami Claude, qui est fatigué et gère la boutique tout seul - même si c'est la période des vacances, l'activité d'un bar n'est pas de tout repos... Je lui fais part de la proposition de mon pote Gérard Poulain de venir jouer du Jazz o'Comptoir le 30 mai prochain, proposition aussitôt acceptée, ce qui est une bonne nouvelle. J'avais assisté vendredi dernier à un super concert à La Bicyclette, petit bar très sympa près du Métro Jaurès, en compagnie de son excellent groupe de Jazz, et j'avais hautement apprécié la soirée - pas seulement à cause de la musique, mais ceci est une autre histoire... Bref, je recommande un demi, profitant de l'Happy Hour, et j'attends les participants, qui tardent à venir... La pluie se met à tomber. Soudain, une femme arrive, qui se réclame de Peuplade (pseudonyme evecharles) et qui est l'initiatrice du rendez-vous. A la bonne heure ! Nous allons nous attabler et commençons à discuter en anglais de tout et de rien ; vers 19 heures, Vitae arrive à son tour, et l'ambiance se détend et le français reprend (un peu) ses droits... Evecharles s'en va, a la gentillesse de m'offrir une conso, et je reste un peu avec Vitae sur le trottoir, à fumer et bavarder. Vers 20 heures, je repars au son de Patrick Rondat (Vivaldi Tribute à fond la caisse dans les oreilles) vers le restaurant semi-gastronomique et très classe nommé L'Apothème, dénomination qui s'avère être un terme de géométrie, décidemment je n'en sors pas !

La raison pour laquelle je me rends là-bas est double : d'une part j'avais entendu parler de ce nouvel établissement et je voulais me rendre compte par moi-même à quoi il ressemblait, et d'autre part mes amis de la troupe La Gargouille y étaient présents, puisqu'ils y organisaient une soirée Repas-Spectacle qui promettait d'être fort sympathique. Elle le fut au-delà de mes espérances... A 20 heures 30 j'arrive sur zone, je vois Jérôme qui fume devant l'entrée, et on parle 10 minutes, histoire de nous mettre mutuellement au jus de nos dernières news personnelles. Puis nous rentrons, et je suis immédiatement happé par la musique. Mélanie et Cathy chantent (vraiment bien) et Djahïz joue de la guitare (vraiment bien aussi), accompagné de Boris (que je ne connais pas) ; j'embrasse tout ce petit monde (sauf Boris, que je ne connais pas) et je suis content de retrouver Ann, la responsable communication du théâtre de l'Aire Falguière, qui est en grande conversation avec une charmante journaliste du Parisien, Olivia. Tout le monde est bien content de me revoir (sauf Boris, qui ne me connait pas), et je peux vous assurer que c'est réciproque. Je commande un verre de vin rouge, et me laisse porter par les voix suaves et douces des chanteuses, par les beaux accords des guitaristes, par l'ambiance et l'humanité qui habite ces lieux agréables. Les chansons sont des reprises arrangées de classiques - Girl from Ipanema, Hot Stuff, Hey Joe, pour n'en citer que quelques uns... Le restaurant n'est pas rempli, mais les gens semblent apprécier le concept de Repas-Spectacle, concept qui ne demande qu'à devenir récurrent. Du reste, le 15 mai 2008, les mêmes seront là, pour une soirée Contes-Lecture théâtrale ; on retrouve là le 311272372.jpgpartenariat avec le théâtre de l'Aire Falguière, dont la directrice, Geneviève Rosental, nous fait l'honneur de sa présence. Je profite d'une pause cigarette pour parler un peu avec Ann, simplement, amicalement, comme si l'on se connaissait bien ; privilège de rencontrer des personnes humaines et sensibles, spontanées et pleines de vie...

Je commande à manger, n'ayant rien avalé depuis la veille au soir, et je me régale ! Mille-feuille de fromage, croquant à l'extérieur et chaud et liquide à l'intérieur, accompagné d'un peu de salade et de petites tomates cuites... un régal. Ensuite j'ai commandé un poulet au riz, assez classique, pensais-je, mais suffisamment roboratif pour ne pas risquer de tomber d'inanition avant la fin de la soirée. En fait de classique, ce poulet délicieux est servi sous forme de 3 blocs sans os, et accompagné d'une bonne sauce avec du riz gluant légèrement épicé... un régal ! Et le deuxième verre de vin rouge coule parfaitement avec tout ça... Et la musique continue d'accompagner cette heureuse dégustation. Lorsque j'en ai terminé, je recommande un verre de vin pour finir la soirée. Les artistes prennent une pause, et Djahïz prends son ukulele avec lui sur le trottoir, pour improviser un mini-show musical sous le regard amusé des rares passants de ce coin un peu perdu du Quinzième... Moment magique, poétique, unique. Nous rentrons, les artistes s'apprêtent à manger, et je vais en profiter pour les abandonner, après un ultime verre de vin et un ultime pot-pourri collectif accompagné par ce malicieux Djahïz et son ukulele rouge... Je discute un peu avec Monsieur Élie Francis, le patron des lieux, l'assurant de mon retour prochain et d'un article sur Paris15. Soirée mémorable, inoubliable, que j'aurais aimé partager avec une géomètre exilée, dans ce lieu tout à fait idoine, puique j'ai appris que le mot Apophème désigne la ligne droite reliant un sommet de triangle (ou de losange), à la base opposée. Décidemment, Monsieur Francis et son très agréable établissement réservent bien des surprises ! Nul doute en tous les cas que je serai prochainement de retour dans ces lieux vraiment très agréables, où le temps semble suspendre son vol... Merci à vous mes amis, pour ces Gargouilleries inoubliables, et à très bientôt !