06 octobre 2008

Réformé P15 !

Je ne vous ai pas encore parlé de ma journée de jeudi dernier... J'avais pris un jour de congé pour prester une journée de formation d'initiation au monde merveilleux de l'informatique á la Maison des Assoss du 15e, auprés des membres de l'association Familles de France, qui se sont révélés véritablement sympathiques. Début de la formation á 10 heures, je m'étais couché á 2 heures la veille pour finir paris-15-logo-2.jpgde préparer, et avais retrouvé Khazâd, mon acolyte de Paris15 dans un petit estaminet des environs de la MDA pour un brief caféiné. Drôle d'impression. Je suis pourtant rompu á toute sorte de formation en anglais, et aborde ces derniéres avec la décontraction et l'expertise de presque 10 ans de métier, mais ce matin du jeudi 02 octobre, je n'en menais pas large. C'est que cette fois-ci je devais moins motiver et animer un groupe afin qu'il participe, que faire passer moi-même des informations. Lá est toute la différence. Ayant bien planché sur la question, je me mis rapidement dans le bain, et puis mon ami Khazâd me prêtait main forte ; merci á lui. Les moments que nous passons ensemble sont toujours trés sympathiques, j'apprécie sa présence bienveillante, amicale et intelligente. Le temps passe vite, et il est bientôt l'heure d'aller se restaurer au Brasier, excellent restaurant qui propose fondues diverses et grillades de viande, grâce á un ingénieux systéme de barbecue intégré dans les tables. Juste penser á retirer tout objet inflammable des environs immédiats des brasiers... On mange trés bien, ça fera un beau papier pour Paris15 tout ça... Retour á la MDA pour la derniére ligne droite, jusqu'á 17 heures. Même pas le temps pour la séance de questions-réponses prévue, mais les participants ont déjá épuisé pas mal d'interrogations au cours de la journée. Nous nous quittons donc mutuellement satisfaits, nous prenons date pour une prochaine session, que j'assurerai seul, cette fois-ci. A 10032008581.jpgl'issue, nous débriefons rapidement puis allons prendre un café aux 100KG, petit bar convivial de la rue Brancion, en compagnie de la directrice de la MDA. J'en profite pour décompresser un peu, mais la journée n'est pas finie...

C'est que j'ai un autre rendez-vous, beaucoup moins professionnel celui-lá, á 19 heures. J'arrive pile á l'heure et nous allons prendre un verre Au Bon Coin avant que de rallier le restaurant L'Insouciant, que j'avais repéré depuis un petit moment sans avoir eu l'occasion d'y aller faire un tour. Nous profitons d'une soirée assez calme, le Mondial de l'Automobile n'ouvre que le lendemain, au son d'une musique de bon aloi, avec un service sobre mais attentif, sans parler de la nourriture, assez succulente. Dés que j'ai un peu de temps j'écrirai un petit article dithyrambique á ce sujet pour Paris15. La nourriture et la charmante compagnie me requinquent pas mal, et la soirée est aussi délicieuse que les mets que nous dégustons. Ladite soirée se finira finalement assez tard, la journée aura été longue, mais je ne sais trop pourquoi, je trouve un regain d'énergie suffisant pour regagner nuitamment mes pénates et m'endormir in fine avant 2 heures. J 'ai comme une impression de fin de semaine, mais il faut encore bosser le lendemain... En tous les cas, que voilá une journée riche en émotions !

03 mars 2008

Lundi au TAPIS !

En ce lundi je-ne-sais-plus-combien de mars (ah oui, on me souffle que ça doit être le 03), je me rends au radar à Orly, pour y prester une journée de formation auprès d'un public dont je ne sais rien, si ce n'est qu'il s'agit de jeunes en Contrat Professionnel chez ADP. Tout un programme... Bon, mal réveillé et surtout perclus de fatigue, j'ingurgite un café (le premier d'une longue série) avant de m'élancer aussi prestement que possible dans les rues encore désertes de mon quartier ; direction le Métro le plus proche jusqu'à l'Enfer - non, enfin, jusqu'à Denfert. Denfert, voilà, c'est ça ! A la sortie du Métro je cours pour attraper l'OrlyBus de 8 heures, au moins ça réveille un peu. Évidemment, comme c'est les 507724464.jpgvacances, l'OrlyBus en question est plein comme un oeuf mais j'arrive à m'asseoir au fond en évitant au passage les passagers et les bagages, et je peux somnoler plus ou moins pendant les 15 minutes que durent le trajet. J'attrape aussi in extremis la Navette ADP qui me conduit au Centre de Formation, également appelé Centre de Torture - surtout un lundi matin comme celui-ci, qui suit un week-end très actif et de peu de repos... Je me rends compte que j'ai oublié mon téléphone chez moi. Second café, clope dehors, dans la froidure hivernale des plaines déprimantes du nord de Paris... Re-café et re-clope, faut ce qu'il faut. Je m'aperçois qu'un petit groupe d'uniformes bleu foncé et d'écharpes orangées se masse devant la porte vitrée automatique du Centre, sans doute mes futurs boureaux. Enfin, futures, d'ailleurs, puisque mon groupe de 6 élèves sera entièrement féminin. Ça console un peu. Il est presque 9 heures, j'ai rien préparé, je suis en vrac, l'esprit encore attaché au week-end bien rempli qui me semble bien loin déjà... Deux ou trois photocopies plus tard, j'accueille mes 6 jeunes stagiaires dans la salle de torture cours, et je dois dire qu'elles ont fière allure dans leur uniforme d'Agent d'Escale. C'est qu'elles sont très sympathiques, en plus ! Je me pose sur une chaise au milieu du cercle, et nous commençons à discuter de choses et d'autres, afin de briser la glace, en toute décontraction. C'est pas des foudres de guerre, non plus.
 
Normalement, il était prévu que le groupe de 6 fût scindé en deux sous-groupes, l'un travaillant sur les ordis de la salle d'auto-formation, l'autre assistant à une séance de conversation orale avec moi. Je décidai de garder le groupe entier, même si je notai une différence de niveaux entre quelques-unes de mes élèves. C'est plus convivial comme cela, décidai-je. En tous les cas, cette décision fit l'unanimité, et la matinée passa très vite, d'autant que nous fîmes une pause de 15 minutes, le temps de reprendre un café et un clope. Mais, comment dire, autant l'énergie féminine  et la jeunesse du groupe me galvanisait, autant la pause fut l'occasion de retrouver une extrême lassitude et l'envie de dormir debout. À l'issue de la pause, mes stagiaires me demandèrent de raccourcir la pause de midi afin d'en finir  plus tôt de terminer plus tôt en fin de journée, ce que j'acceptai sans me faire prier, mais après  les quelques feintes hésitations d'usage. Il est vrai que j'aime enseigner l'anglais à des groupes (surtout s'ils ont autant de charme que celui-là), car je me transforme en une sorte d'acteur, exagérant les mimiques et multipliant les traits d'humour, afin de garder la concentration optimale et la motivation intacte. Beaucoup d'apartés aussi. Mon jeu favori est de retrouver (ou de faire retrouver à mes stagiaires) le fil de mon cours après des digressions en cascade... Bref, je sais m'y prendre pour mettre un groupe dans ma poche, surtout s'il ne fait montre d'aucune réticence particulière comme ce fut le cas 589523744.jpgaujourd'hui... Mes charmantes étudiantes d'un jour me comparèrent même à Jude LAW, en précisant que c'était plutôt un compliment. J'aurais deviné tout seul. 
 
Je dors d'un oeil durant la pause de midi, puis retrouve mes groupies à 13 heures dans la salle 13, objet de moult palabres avant le Lunch Break. L'après-midi sera consacré à une révision de la grammaire et à l'étude d'un texte professionnel. Mes ouailles s'intéressent, participent activement, me disent qu'elles comprennent enfin la grammaire, et lisent de bon coeur le texte que j'avais sélectionné au hasard le matin même, il y a donc déjà une éternité. Vers 15 heures 45 nous faisons une courte pause, consacrée of course à l'absorption d'un énième café et au fumage d'une quatrième ou cinquième cigarette, la dernière du paquet. Toujours aussi fatigué, voire davantage puisque je ne me serais pas particulièrement économisé, loin s'en faut, au cours de cette journée. Nonobstant, lors de cette pause bienvenue, je ressens un certain afflux d'énergie positive, pour des raisons inexpliquées, et peut-être aussi parce que la fin de la journée approche. Nous achevons la journée sur quelques anecdotes professionnelles, puis je prends congé de ces 6 jeunes femmes avec soulagement. Et une pointe de regret ; on est un homme ou on ne l'est pas.
 
Vers 17 heures, je verrouille la porte, enfiche les écouteur de mon i-Pod dans mes oreilles, et sors, un large sourire aux lèvres, dans le froid et la clarté de cette fin d'après-midi plus si déprimante. Un beau et franc soleil brille au dehors. Je me sens regonflé, et la chanson qui passe en boucle dans les écouteurs de mon i-Pod n'est sans doute pas étrangère à cette sensation de joie et de bonheur... Encore cette énergie rare et humaine, de celle qu'on récupère en récompense de ses efforts et du labeur accompli. L'énergie inexplicable qui clôt un dur travail, qui couronne une journée riche d'échanges, qui émane des auras lumineuses d'humains contentés et qui se transmet au médium, au facilitateur, au vecteur humain et conscient de cette transmission d'informations. Ceci dit, je rentrerai chez moi pour m'effondrer dans mon futon, ne pas regarder mon DVD du lundi, mais compléter après un repos salvateur ce BLog, un peu laissé en jachère dernièrement.