18 décembre 2009
Best-Of -2
" Ils se dirent à très bientôt, elle voulait conserver quelque chose de lui et il lui proposa sa montre, qu’elle refusa, comme de bien entendu, puisque le temps n'avait plus d'importance...."
"Basile Leroux accorde sa guitare. Luc Bertin cabotine, comme d’habitude. La section rythmique est d’une impavidité à toute épreuve. Et solide comme un roc. Il en sera beaucoup question ce soir, de rock, justement ; il me semble que le concert tire davantage sur le rock que précédemment, surtout pour ce qui concerne les troisième et quatrième sets. Du reste, le dernier morceau du premier set est Going Down, écrit par Don Nix, et popularisé notamment par Satriani et ses comparses du G3, qui le reprirent en rappel lors de leurs concerts monstrueux. C’est un excellent titre, reprise de haute volée par notre quatuor de choc. Mais comment 4 musiciens arrivent-ils à faire autant de bruit, je vous le demande ! Basile Leroux est exceptionnel à la gratte. La section rythmique est d’une régularité à faire pâlir de jalousie un chronomètre suisse. Le batteur tape fort juste comme il faut, et la basse est bien présente. Le premier set passe très vite."
"En retard, je prends mes jambes à mon cou et quitte mes pénates vers 14 heures 15 pour me rendre en l’église Notre-Dame-de-Lorette afin d’assister à une évocation contée et musicale de la vie de Saint-François d’Assisse. Soyons francs, jamais je n’aurais mis les pieds là-bas si une amie ne participait pas, en tant que conteuse (assise, comme il se doit), à ce spectacle créé par Elizabeth Commelin, pas inconnue de moi, ni peut-être de vous... Tout en essayant de ne pas m’endormir, j’admire les décors de cette belle église (as)sise non loin de Saint-Lazare ; aller écouter une évocation de Saint-François d'Assise près de Saint-Lazare, c'est tout de même un comble !"
"La pénombre mutine et muette arrache le voile de nos vies obscurcies et donne à voir nos schizophrénies. Plus de place au déni, la vérité tombe du nid, telle un oisillon transi ! Les étraves des navires nocturnes brisent les lames de fond du désespoir et noient les larmes effrontées qui, parfois, remontent des profondeurs pour venir couler, amères et salées, sur quelque joue mal rasée, sur quelque visage buriné, s’écrasant, lourdes et libérées, dans quelque verre délavé, sur quelque table usagée, maculant de leur parfum d’éternité le quotidien routinier d’un Capitaine désabusé…"
"Alors, oui, peut-être faudrait-il mieux considérer chacun de ces êtres comme des sacs de riz, indistincts et interchangeable, car, au bout du compte et à la fin des fins, nos os ne pourriront-ils pas ensemble dans un fatras puant, pestilentiel et identique et dérisoire ? A l'heure du Jugement Dernier, combien se retrouveront à pleurer et à s'apitoyer sur un sort qu'il leur avait pourtant été donné de maîtriser, de diriger - de conjurer ?"
"Manset m'a fait acheter ma platine Marantz CD-17, m'a fait rentrer en métro toutes affaires cessantes après l'achat, comme dans un rêve, de ces galettes qui sillonnent - toujours - la même ornière. Nostalgie d'une époque révolue, noirceur d'un futur décomposé où les choses véritables seraient remplacées par des erzatz d'humanité... Écoute de l'objet en question, comme on écouterait les mots de la personne aimée - avec attention, présence, jouissance... Écoute et ré-écoute compulsive du premier morceau, ad lib, puis on tente le second, qui laisse ébaubi, puis on remet le premier morceau, pour être sûr qu'on ne rêve pas... Écoute homéopathique, on laisse la magie opérer, et on éclate de rire tout seul, devant sa chaîne Hi-Fi, on est galvanisé, on revit. Et parfois, c'est en sanglots qu'on se retrouve, les mots qui touchent plus qu'on ne peut l'imaginer, la musique qui heurte en pleine face, l'émotion qui affleure comme ça, qui emporte tout comme on se laisse parfois emporter par des évidences rencontrées au hasard de la vie... Et parfois, on communique ce plaisir indicible à ceux qui nous touchent, et on est touché de faire - parfois - vibrer ces gens-là. Mais quand ça arrive, c'est la plus belle chose dont on puisse rêver."
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24 avril 2009
BEST-OF - 2
"Tout peut arriver. Toujours est-il que ce film m'a filé le blues, un spleen énorme. Une tristesse existencielle profonde, certainement exacerbée par ce week-end bizarre, hors des sentiers battus de mon expérience routinière... Et j'avais juste besoin de coucher ces quelques pensées dans ces pages ; comme je le dis souvent, un BLog coûte quand même moins cher qu'un psy !"
"Vers 2 heures du matin je retourne aux toilettes, via le même parcours que précédemment, et en sortant de ces lieux d’aisance, j’entends du bruit dans les couloirs ; je vais voir ce qu’il se trame par là, et j’ai la surprise de tomber sur une bande de joyeux drilles, complètement imbibés, qui tirent sur un joint tout en vidant à tour de rôle une bouteille de Champagne arrivée là on ne sait trop comment… Il y a même sur une table, outre un portable diffusant de la musique, une boîte remplie de fraises tagada… La soirée se révèle riche en surprises, décidemment ! Je me présente, et sur-joue un peu le mec bourré, mais je n’ai pas trop à me forcer… du coup j’ai droit moi aussi à deux ou trois bouffées de THC et à ma dose de Champ’. Nous partons explorer les lieux, et l’un des mecs improvise dans une salle de réunion une présentation complètement barrée, à l’aide d’un paper-board trouvé sur place… Surréaliste, vous dis-je ! Je m’éclipse discrètement, prétextant d’aller chercher une autre bouteille, et je redescends sous terre, pour y danser comme un fou au son de quelques excellentes chansons groovy. Le bar s’est garni de bouteilles de Champagne et de boissons énergisantes qui vont bien, et dont je fais bon usage."
" J'attendais de ce Président toutes les qualités que j'ai trouvé au film de Frears ; autant le film français m'avait laissé sur ma faim et ne m'avait pas marqué plus que cela, autant The Queen est autrement plus mémorable. Et autant j'ai toujours une dent contre ce Président, autant je ne peux que tirer ma révérence à The Queen. Résultat des courses ? République 0 - Monarchie 1."
"Le Diable s'habille en Prada. Peut-être suis-je assassin parce que je n’ai pas été touché par les personnages stéréotypés à l’extrême, ni par l’intrigue aussi mince que les modèles qui défilent, ni par la morale toute hollywoodienne, ni encore par l’esbrouffe des tenues qui se succèdent à un rythme... endiablé ? Le Diable s’habille en Prada ? Le Diable peut aller se rhabiller !"
"Pour passer un bon moment avec Borat, mieux vaut regarder derechef la bande-annonce, et apprécier un autre film. Si j'avais payé ma place au tarif plein, je serais sorti au bout de 30 minutes. Bref, vous l'aurez compris, le mot BORAT, en langue du Kasakhstan, doit vouloir dire NAVET, à moins que ce ne soit ARNAQUE (qui a dit : "piège à con" ?) Heureusement, dit-on, que le ridicule ne tue pas. Dans le cas contraire, il y aurait eu une belle hécatombe à l'écran. Le pire c'est que ç'aurait pu être un film réussi, si cela n'avait pas été tellement au ras des paquerettes et au ras de la plus élémentaire finesse."
23:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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