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  • Le choc des maux

    9782020888073.jpgJe viens d'avoir un choc : je me suis rendu compte de la publication récente de quelques livres de Arturo Perez-Reverte, dont un bouquin qui a l'air d'être son chef d'oeuvre, pas moins, Le Peintre des Batailles, livre à mi-chemin du roman philosophique et du propre témoignage de l'auteur, qui fut longtemps photographe de guerre, et qui en a conçu un profond et irrévoquable dégoût. Ma fascination pour Perez-Reverte remonte à loin, plus précisément à la toute fin du précédent millénaire, 1999, époque à laquelle on m'a mis dans les mains Le Maître d'Escrime. Je ne m'en suis jamais vraiment remis. J'ai ensuite enchaîné avec ses autres écrits, adoré Le Cimetière des Bateaux sans Nom et La Reine du Sud, entre autres... Je me suis extasié devant la maëstria du Tableau du Peintre Flamand, et j'ai tremblé pour le Capitaine Alatriste. Bref, je suis fan, vous l'aurez compris. Vous aurez donc compris également le choc que j'ai ressenti en tombant fortuitement sur un article traitant de ce dernier ouvrage ! Huis-clos mortifère et pesant entre deux hommes, dont l'un vient hanter l'autre, lui réclamer des comptes ; l'autre, ancien photographe de guerre, s'est mis au vert et en tête de peindre une fresque géante, somme de toutes les batailles et de la cruauté humaine. Le face-à-face promet ! Mais ce roman, certainement celui écrit avec la plus grande maîtrise, est également mâtiné d'une réflexion très poussée sur la responsabilité du témoin, du photographe... Je m'en lèche déjà les bobines... euh, les babines !