01 janvier 2009

Réveillon 2008

Mercredi 31 décembre 2008 | En ce dernier jour de 2008, je retrouvai ma Bergère en milieu d'après-midi, après être passé chercher mon acompte chez L&E, et nous avons regardé un film de Claude Lelouch que j'avais choisi pour l'occasion, puisqu'il s'agissait de Une Pour Toutes, film dont l'action se déroule lors du Réveillon du 31 décembre 1999, et pendant les premiers jours de l'année 2000. Je me souviens avoir assisté à l'avant-première de ce film, un certain 20 décembre 1999 à 10h30 au Grand Rex. Cela avait été le cadeau d'anniversaire de mon frère, qui me sait grand fan de Claude Lelouch. Et le film était sorti exceptionnellement le 1er janvier 2000. Je ne sais s'il eut un grand succès, toujours est-il que c'est un bon film, avec moult clins d'oeil à la filmographie de Lelouch, et des répliques bien senties. Il met notamment en scène le duo Jean-Pierre Marielle et Samy Nacéry, qui jouent deux flics un peu désabusés. Et une_pour_toutes.jpgpuis il y a un trio, celui de trois actrices ratées qui se recyclent en escroqueuses d'hommes. Bref, une comédie sympathique et de circonstance, qui nous regardâmes avec plaisir. A l'issue, nous grignotâmes en dégustant un bon Champagne que j'avais apporté, et nous nous préparâmes pour aller au théâtre, voir un OVNI intitulé A La Recherche de Mister Castang. Nous arrivâmes pile à l'heure, et par le truchement d'un délit d'initié (paraît-il que Edouard Baer soi-même avait donné consigne de débuter le spectacle 15 minutes après l'horaire officiel pour laisser aux retardataires le temps d'arriver) nous eûmes l'heur et le temps de nous fumer un petit clope sur le perron du théâtre.

Ce spectacle, commis par l'inénnarable Edouard Baer, donc, et qui se joue au Théâtre Marigny jusqu'au 10 janvier 2009, fut un bonheur : la troupe est excellente, la mise en scène est inventive, et la pièce est un fabuleux melting-pot de one-man-show, de comédie musicale, de moments de pure poésie, tout ceci se mélangeant en un délire organisé et sensationnel. Edouard Baer est fidèle à lui-même, en faisant des tonnes mais insufflant une énergie hors du commun à sa pièce. Le spectacle dura presque 2 heures, ponctué de nombreux rires et applaudissements. Les scènètes sont souvent farfelues et décalées ou oniriques... Quelques personnages valent leur pesant de cacahouètes ! Tels Jean-Claude Fisher, sorte de prédicateur halluciné, ou le griot africain qui débite ses sages sentences dans une atmosphère de poésie hors du temps... A l'issue,Looking for Mr Castang.jpg et après de nombreux rappels, nous nous retrouvâmes en bas des Champs-Elysées vers 22h45, et une multitude de touristes et de badauds se pressaient là, déjà, en vue du passage à la nouvelle année, qui tenant une bouteille de Champagne à la main (des revendeurs à la sauvette en vendaient un peu plus loin), qui photographiant Paris by Night, qui filmant les derniers instants de 2008. Évidemment, le Métro Champs-Elysées-Clémenceau était à présent fermé et gardé par une escouade de CRS, et nous marchâmes donc le long d'un Grand Palais illuminé et magnifique, pour rejoindre dans un froid glacial la station Invalides. Nous admirâmes la Dame de Fer toute de bleu parée, nous nous mélâmes à la foule interlope, et nous attendîmes le métro qui avait eu la bonne idée de subir un ralentissement à cause de problèmes de signalisation. Au bout d'un quart d'heure, enfin, la rame tant attendue se présenta à quai, il devait déjà être 23h30 ! Le fait est que nous arrivâmes à la Porte de Vanves à... minuit moins 10, et nous nous précipitâmes chez ma Bergère juste à temps pour rester coincés dans l'ascenseur pour boire une coupe de Veuve Cliquot et prendre une photo-souvenir de notre premier Réveillon alors que les premières secondes de 2009 s'égrénaient... Ouf ! 2008 est morte, vive 2009 !

Passâtes-vous, chers lecteurs un bon Réveillon ?

04 décembre 2007

Retour à la CITADELLE

789409d1e59c85b38ca3490df2f40998.jpgMardi 04 décembre 2007. Vu ce soir au Théâtre des Abesses, la Générale d'une magnifique pièce, d'une richesse incroyable, d'une densité exceptionnelle, d'une désespérance totale, d'une poétique beauté... Retour à la Citadelle, de Jean-Luc Lagarce, texte patchwork écrit en 1984, mise en scène inventive (à laquelle le frère d'un ami a participé), acteurs magnifiques...

 

J'en raconterai davantage si je survis à ma journée à Évry demain...

Le site du Théâtre de la Ville

 

23 novembre 2007

Émerveillez-vous avec ALICE !

Paris15 s'est récemment rendu au Théâtre de l'Aire Falguière, pour assister à la représentation d'une très belle pièce 52ad78c3405ad16db95ab48f25adcf2b.jpgmontée par la Compagnie La Gargouille, et intitulée Alice. Alice, ou La Nuit du Doute. Les musulmans ont cette belle expression pour décrire la nuit qui précède le Ramadan ; l'héroïne de la pièce éponyme, vit un peu sous nos yeux sa nuit du doute... et c'est un sacré ramdam dans sa caboche ! Mais elle ne sait pas vraiment à quel saint se vouer ; elle ne sait pas trop comment s'avouer que peut-être son histoire de 7 ans avec un dénommé Bertrand (que l'on ne voit jamais, mais que l'on devine en effet irrésistible) est en train de se déliter, de s'achever. Alice, ou Sept ans de Réflexion.

Le Théâtre de l'Aire Falguière (dont Paris15 vous avait déjà parlé ICI et ) est un petit théâtre par la quantité des places qu'il contient, mais un grand théâtre par la qualité des pièces qui y sont jouées. Alice ne déroge pas à la règle, et, bien que courte, cette pièce s'incruste dans l'esprit et hante le spectateur bien après qu'il est sorti de la salle... La scène n'est pas grande, et le spectateur est réellement aux premières loges, vivant presque les situations avec les acteurs., vibrant, pleurant, chantant, riant avec eux ! Le décor est minimaliste, mais utilisé au mieux, et visuellement au diapason du rouge des néons qui encadrent la vitrine du théâtre. Mais parlons des acteurs : la comédienne 3ee078ddce06a96e48fda7498be0e9a7.jpgqui joue Alice, Cathy Martin, est formidable : elle passe du rire aux larmes, de la joie (un peu contrainte) à la déprime, faisant passer le spectateur par toute une palette d'émotions ressenties profondément. Et Cathy Martin joue avec les émotions avec la même aisance que son partenaire joue du piano (et de la guitare). Car il faut aussi parler de Djhaîz Gil, qui joue l'âme damnée de Alice, et du piano, donc. Il est l'autre homme invisible de la pièce, bien qu'incarné sur scène, et il est le parfait contrepoint de Cathy Martin. Ces deux-là se répondent du tac au tac, l'un anticipant les émotions de l'autre, l'une se laissant porter par l'énergie de ce diablotin d'acteur et de musicien, celui-là sachant également désamorcer les moments trop tristes, comme il sait aussi les renforcer par son jeu subtil (dans tous les sens du terme). Le piano est d'ailleurs presque un troisième personnage, il en a des choses à dire ! Et avoir Djhaîz Gil sur scène, vrai acteur-musicien, réserve de beaux moments d'émotion.

Les acteurs donnent vraiment beaucoup d'eux-mêmes, voilà encore une raison pour laquelle la pièce est si intense, si vivante, si touchante. La mise en scène y contribue aussi, qui est assurée avec beaucoup de dynamisme par Mélanie Allart. Sa mise en scène est très généreuse et inventive et utilise parfaitement les éléments du décor... Vous comprendrez vite, en allant voir la pièce, qu'Alice fait perdre la tête aux hommes, réels ou imaginaires ! Car Alice est séduisante, bien qu'un poil paumée et perdue dans les affres de l'amour et de l'alcool. Elle doute, donc : aime-t-elle Bertrand ou croit-elle l'aimer parce que lui l'aime ? Mais l'aime-t-il vraiment ? Question intéressante et pertinente en effet : aime-t-on de façon inconditionnelle ou bien aime-t-on parce que l'autre nous aime ? Alice, bien que comportant des 06e70c858af3cbd361503e938a76f7e8.jpgmoments plus légers, sait poser des questions qui touchent. Et Alice nous touche effectivement, jusqu'au coup de théâtre final. Alice, ou Tout ça pour ça ? Parce que sont révélés au public les blessures, les doutes, les valses hésitations, les états d'âme de son personnage principal, sans fard ni pudeur. Et d'un autre côté, Alice sait éblouir, séduire, dynamiser le public. Cathy Martin et Djhaîz Gil forment un véritable duo, d'autant plus intéressant que leurs personnages ne sont pas censés se voir, mais se répondent néanmoins ; ils jouent la même partition, celle de la Comédie Humaine, celle des sentiments fragiles, celle de la grande ironie de la vie... Et comme si le jeu des acteurs ne suffisait pas, la musique vient enfoncer le clou, allant chercher encore plus profondément les émotions, court-circuitant notre intellect pour aller frapper direct au coeur.

Paris15 vous le dit, Alice est notre coup de coeur, courez-y avant le 16 décembre, jour de la Sainte-Alice !! Représentations du 15 novembre 2007 au 16 décembre 2007, les jeudis, vendredis à 19h00, les samedis à 20h45 et les dimanches à 15h30.

Une petite citation pour le plaisir : "Ce qui est bien avec la magie de l'amour, c'est qu'on ne sait jamais combien de temps dure le tour." Implacable.
 
 podcast

Théâtre de l'Aire Falguière,
55, rue de la Procession, 75015 (of course)

Tarifs : plein, 15 euros ; réduit, 10 euros ; étudiants, 7,50 euros
Réservations : 01 56 58 02 32 - 01 40 43 92 73

Transports : Métros, Plaisance, Volontaires
Parking Vinci : 81, rue Falguiere
Bus : 62, 88, 89, 95

Le site Web de la Compagnie La Gargouille

26 octobre 2007

L'Homme qui Voulait Créer DIEU (Mazel Tov !)

Paris15 va encore vous parler théâtre. Le Théâtre de l'Aire Falguière accueille L'Homme qui Voulait Créer Dieu, production fascinante, aux confins du spirituel, captivante car épurée et dense. Paris15 vous avouera n'avoir pas vu la pièce, mais au regard du Dossier de Presse que nous avons reçu, nous ne pouvions passer sous silence cet intense moment théâtral. La pièce est signée Elie-Georges Berreby, et la mise en scène est assurée par Geneviève Rozental. Cette complicité n'est pas vraiment une coïncidence, puisque ces deux-là sont mari et femme dans la vie...

Paris15, sans se donner des airs, vous suggère donc de vous rendre à l'Aire Falguière pour une soirée sans doute mémorable. Le Théâtre de l'Aire Falguière se veut un espace de création, accueillant les nouveaux auteurs avant qu'ils ne prennent de la hauteur, donnant leur chance aux jeunes artistes en attendant qu'elle ne leur sourisse tout à fait. La sélection est rude, seuls les meilleurs se produisent. Encore une double raison de réserver votre soirée, soutenir la création artistique tout en prenant un minimum de risque quant à la qualité.

L'auteur, Elie-Georges Berreby, est un artiste complet, amateur d'art(s) et également versé dans la théologie, ce qui met en perspective la pièce L'Homme qui Voulait Créer Dieu. Cette pièce est en quelque sorte jouée à domicile, puisque Elie-Georges Berreby a créé le Théâtre de l'Aire Falguière avec sa femme Geneviève Rozental, en 2003, après avoir exploré d'autres horizons et d'autres formes artistiques.

La première du spectacle a lieu le mercredi 24 octobre 2007 (la date a été repoussée d'une semaine pour cause de rugby) ; L'Homme qui Voulait Créer Dieu se joue donc du 24 octobre 2007 au 16 décembre 2007. Du mercredi au vendredi, à 20h45, et le dimanche à 17h45. Les places sont à 16 euros, le tarif réduit à 10 euros, et le tarif étudiant à 7,5 euros. Pour réserver : 01 56 58 02 32 ou 01 40 43 92 73.
 
 
Nota : J'ai reçu une invitation pour assister á cette piéce, j'irai donc lorsque j'aurai un peu de temps, et je vous dirai ce que j'en aurai pensé... 

18 septembre 2007

Une pièce pas Piquée des HANNETONS !

En ce lundi 17 septembre 2007, Paris15 a eu envie de se rendre au théâtre. Oui, mais pas n'importe quel théâtre ; notre Quinzième n'en héberge d'ailleurs pas trente-six, des théâtres... Paris15 vous avait déjà causé du théâtre Silvia Monfort, ainsi que du Théo Théâtre. C'est dans ce dernier que Paris15 a assisté à la première de la pièce Je m'suis Piqué au Jeu de l'Amour, d'une jeune auteure, Marie Lombard (qui joue également le rôle féminin) dans une petite salle d'une contenance d'une cinquantaine de personnes. Si vous ne connaissez pas le mignon Théo Théâtre, il faut remédier fissa à cette lacune culturelle flagrante ! Et puis c'est toujours réconfortant de soutenir les artistes et les petites structures qui tentent tant bien que mal d'offrir un espace de représentation aux jeunes auteurs et jeunes comédiens ; le métier est suffisamment difficile comme cela...

Donc, à 19 heures tapantes, les spectateurs prennent possession de la petite salle où se joue la pièce et sur la scène de laquelle se tient déjà l'actrice principale/auteure, Marie Lombard, qui sera rejointe ultérieurement par le comédien principal/metteur en scène, Yoan Masson. Bon, en même temps, il n'y aura que deux comédiens sur scène, qui interprèteront divers personnages, avec comme fil rouge les nombreux soliloques touchants du comédien-qui-joue-le-metteur-en-scène sur son histoire d'amour avec la comédienne. Mais le thème de la pièce est centré sur les vicissitudes du couple, sa rencontre, sa destruction ; quelques répliques sont fort bien vues, et touchent. À part cela, la pièce aurait sans doute mérité un peu plus de structure, de cohérence, mais l'aspect patchwork est aussi intéressant, pour qui n'est pas rebuté par cela. Les comédiens apportent, eux, une vraie fraîcheur, une légèreté, une jeunesse fort bien venues... Quelques passages sont chantés, et une vraie et belle et émouvante chanson nous est même présentée, accompagnée à la guitare par Yoan Masson. Les deux comédiens, Marie et Yoan, sont tout à fait charmants, et apportent beaucoup à la pièce. La mise en scène est assez élaborée, et un effort important a été fait quant aux costumes...

Paris15 ne vous dévoilera pas tout de cette représentation sympathique, mais vous conseillera d'aller y jeter un oeil, pour les raisons sus-mentionnées. La pièce dure une bonne heure, et est emprûnte de bonne humeur. On rit souvent, malgré le thème abordé. Dépêchez-vous d'y courir, les représentations durent une semaine tout juste, soit du 17 au 22 septembre 2007. Et, pour vous motiver davantage, le Théo Théâtre réserve des tarifs réduits aux habitants du Quinzième ! Ce serait donc doublement dommage de ne pas en profiter...


Le Théo Théâtre,
Je m'suis Piqué au Jeu de l'Amour
Lundi, Mardi, Mercredi : 19h00
Jeudi, Vendredi, Samedi : 21h00


20 rue Théodore Deck - 75015
Métro : Convention, Boucicaut ou Porte de Versailles
Bus 80 : Arrêt Duranton

Tél : 01 45 54 00 16 pour les réservations
Le site web : http://www.theotheatre.com/infos.php

 

EDIT - Marie Lombard me fait le plaisir d'avoir publié mon petit article (originellement posté sur Paris15.fr) sur son propre site Web... Merci à elle ! C'est accessible ici.