28 avril 2009

Carmina Burana

Mardi 28 avril 2009 | De retour de Saint-Cloud où j'ai passé la journée dans une salle aveugle située dans un bâtiment digne des années 70, je passe récupérer quelques douceurs libanaises au restau du coin et je file dans le sud du 15e pour regarder la Nouvelle Star en compagnie de la mienne. Décidemment, j'apprécie de plus en plus Carmina Burana, à la voix légèrement voilée et au grain incomparable... Je vous laisse juger sa dernière prestation, qui augure je l'espère et je le crois d'une fin de parcours couronnée de Lauriers...

14 avril 2009

Nouvelle Star

Je me prends à me piquer au jeu de la Nouvelle Star, dont je ne loupe aucune émission depuis que la saison 2009 débuta. Je me souviens avoir donné des cours d'anglais à une joyeuse bande fana de cette émission, il y a quelques années, mais je n'avais jamais vraiment suivi le programme - à une exception près. Et je me prends au jeu de ce télé-crochet fort bien ficelé, au suspense à couper au couteau, au Jury étonnant, aussi hétéroclite que passionné et humain, surprenant de délicatesse ou d'avis à l'emporte-pièce, et aux participants attachants. Mes préférés ? Mélissa, Carmina Burana, Damien et Dalé. Ma prévision pour le verdict final ? Je pense que c'est Carmina Burana qui va l'emporter cette année. Éventuellement Mélissa. Et vous, vous en pensez quoi ?

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06 août 2007

COLLATERAL, attention, Chef d'Oeuvre !

3d2e2a7c95c84ebce92e0b5ad18107d2.jpgJe viens de revoir COLLATERAL, que j'avais enregistré à la télé il y a quelques jours...  Wow. La claque. J'ai souvenance de l'avoir vu deux fois au cinéma, tant j'avais été bluffé par ce qu'il dégageait de violence et d'humanité, de poésie et de dureté... Film paradoxal ? Mais oui. Les images léchées, le jeu du chat et de la souris, les vues magnifiques de Los Angeles ; cité des Anges, tu parles ! Tom Cruise impérial, Jamie Foxx qui réussit son parcours initiatique. Le scénar est d'une intelligence, je ne vous dis que ça... Le jeu des couleurs - noir et blanc. La nuit ; le gris des cheveux et du costume de Cruise. Les lumières de la ville crépusculaire. Les plans très Miami Vice - normal, c'est Michael MANN le réa. Il y aurait tant à dire sur ce film.

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Et les musiques, vous avez prêté attention aux musiques ? La musique de générique, qui me file le frisson et que j'écoute et réécoute. Cette chanson en Espagnol, comme une réminiscence des cartels de Culiacan, comme les Corridos mexicains dont les couplets évoquent des évènements ou actions célèbres... Les sentences quasi philosophiques que distille le personnage de Cruise... l'apprentissage plus que rapide du chauffeur de taxi : l'élève qui dépasse le maître, qui tue le père... Et oui, si on a les capacités et le potentiel, tout est possible ! Les atmosphères nocturnes, les moments de poésie - les loups qui traversent la rue. L'homme est un loup pour l'homme, ça vous dit quelque chose ?
 
b177a58d56529bd706b5e65e38073605.jpgLa mise en scène, telle une mise en abîme voluptueuse. La pureté qu'on abîme. Les coups de théâtre et rebondissements divers. La scène du club de Jazz, rhââ, la scène du club de Jazz... merveilleux regard de Jamie Foxx quand Cruise mentionne Culiacan et Cartagène et qu'il comprend que le joueur de trompette n'est autre que la prochaine cible de Cruise ! Un grand moment de cinéma... COLLATERAL, un véritable chef d'oeuvre, que je comparerais avec Blade Runner, pour l'ambiance, pour la beauté crépusculaire... Et il y a un brin de Terminator aussi, pour le côté increvable et froid du tueur à gage, qui survit à tout pour tuer Sarah Connor ses 5 victimes... Et la fin du film, dont on hésite à penser qu'il s'agit d'un Happy Ending, tant celui-ci est nimbé d'un subtil désenchantement, d'une latente tristesse...

30 novembre 2006

DIXIT Nicolas Sarkozy

medium_sarkozy.jpgJe viens de regarder avec intérêt une émission politique de débat autour du candidat Sarkozy, qui m'a par ailleurs paru assez brillant dans ses diatribes et ses prises de position. Je suis assez d'accord avec certaines de ses idées, surtout lorsqu'il défend des convictions de bon sens. Je trouve que nous sommes dans une société molle du cerveau, ramollie de ses valeurs, flagada du bon sens ; Sarkozy me semble avoir du bon sens à revendre. Est-ce une posture, est-ce la réalité, je ne le sais... Mais c'est un communiquant et son argumentaire est assez marketing, c'est-à-dire très répété, très travaillé, avec des formules à l'emporte-pièce, beaucoup de formules à l'emporte-pièce. Mais du point de vue de l'efficacité communicationnelle, ça me semble tenir la route. Mais bien sûr il est maître de son langage, bien sûr il assoit sa crédibilité et sa démarche sur un argumentaire rodé et fourmillant d'expressions toutes faites, bien sûr la méthode est basée sur pas mal de démagogie... Mais au moins ses formules font mouche, et à la télévision, c'est ce qu'il faut retenir. 

Je ne retiendrais donc qu'une seule formule, qui m'a parue éclatante de vérité, concernant le racisme et la lutte contre celui-ci. Sarkozy a dit, texto :

"Quand on passe beaucoup de temps à expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable ; c'est pas mon genre."

Le genre de formule que j'adore. Rien que pour ça je voterais bien Sarkozy, moi ! Et il y a une certaine vérité là-dedans. Il y a des actes et des situations pour lesquels on ne peut transiger, sur lesquels on ne peut déroger à des postures claires, fermes, et ne souffrant aucune exception (voir les histoires de caricatures et la polémique papale). Je dirais : La liberté avant toute chose. La liberté d'être ce que l'on désire, mais aussi et je dirais même surtout la liberté d'être ce que l'on n'a pas forcément choisi. Tiens, pour le coup, je ferais presque aussi bien que Sarkozy, moi !

09 octobre 2006

Tout peut ARRIVER

medium_tout_peut_arriver.jpgDimanche soir. Après avoir passé une partie de l'après-midi à rédiger le compte-rendu de la soirée d'hier, autant pour vous en faire profiter que (surtout) pour en garder une image rémanente à l'esprit et conserver en mémoire ces instants mémorables, je viens de finir de regarder TOUT PEUT ARRIVER (le titre US m'échappe) à la TV. Je ne me rappelais pas avoir été aussi bouleversé par ce film lorsque je le vis en salle ; sans doute les turpitudes de la vie (de ma vie) me font-elles voir les choses avec un autre point de vue maintenant. Sans doute me suis-je reconnu dans ces personnages (Elle, écrivaine solitaire ne pensant plus retrouver l'amour (époustouflante Diane Keaton), et Lui, séducteur invétéré ne l'ayant jamais vraiment connu (charismatique Jack Nicholson), qui découvrent qu'ils sont âmes soeurs) et sans doute le film contient-il diverses strates de vérités universelles accessibles différemment selon le point où l'on est dans sa vie... Toujours est-il que ce film m'a filé le blues, un spleen énorme. Une tristesse existencielle profonde, certainement exacerbée par ce week-end bizarre, hors des sentiers battus de mon expérience routinière... Et j'avais juste besoin de coucher ces quelques pensées dans ces pages ; comme je le dis souvent, un BLog coûte quand même moins cher qu'un psy !
 
Je me souviens à présent avoir été touché à l'époque par la profondeur des situations, par la véracité des sentiments, par le naturel avec lequel le scénariste fait passer des messages simples. La justesse des dialogues, la pudeur. Peut être aimerais-je croire moi aussi que tout peut arriver ? Et si c'était le cas ?