28 janvier 2008

Barbier BARBANT

Dimanche 27 janvier 2008. Après une longue semaine bien remplie, y compris hier samedi (jogging, assemblée générale de mon assoss, excellente soirée dans le 16e - un grand merci, Natouna), je décidai de rester tranquillement chez moi ce dimanche, mais d'aller voir Sweeney TODD à Convention avec e81542ee60257bafa1af6d7882cc8b96.jpgCurriculum, Vitae et Claude du Comptoir. J'avais adoré, à l'époque, Sleepy HOLLOW, avec son ambiance sombre, ses personnages tourmentés et la beauté des dialogues en bon anglais British ; je me rappelle avoir recommandé ce film, pour cette raison linguistique notamment, à tous mes stagiaires d'anglais... et je me souviens avec émotion de cette séance du début 1999, pour d'autres raisons, beaucoup moins cinématographiques...

J'ai retrouvé dans Sweeney TODD cette beauté de la langue anglaise (rimée, en plus) et les ambiances très Burtonesques. J'ai retrouvé un toujours excellent Johnny DEPP et une toujours très mignonne Helena BONHAM-CARTER - la girlfriend de Tim BURTON, qui s'époumone souvent pour le plaisir du spectateur. J'avais adoré cette actrice dans un film éminemment émouvant, Conversations with a Woman. J'ai retrouvé aussi les amples mouvements de caméra et une certaine emphase cinématographique. Sweeney TODD est beau, Sweeney TODD est clinquant, Sweeney TODD est ampoulé, mais Sweeney TODD est barbant, et vous me passerez ce jeu de mots facile, d'ailleurs soufflé par Curriculum. Pourquoi barbant ? Car, nonobstant toutes les qualités mentionnées ci-dessus, il manque un élément pour moi capital, c'est-à-dire l'émotion. Et dans Sweeney TODD, point d'émotion, ou si peu. Ce film me rappelle les salons de démonstration de matériel HI-FI (que je fréquentai assidûment jadis) : c'est beau, ça en jette, mais ça n'émeut pas, c'est froid et impersonnel. Et pourtant, l'histoire, assez forte, avait de quoi faire pleurer dans les chaumières. Avait de quoi donner froid dans le dos. Mais non. BURTON a choisi de centrer son film sur le visuel, sur une sorte de grand-guignolesque emphatique et sanguinolant, dénué de toutbd3dead770e414e8676aa7c4f7ad3909.jpg affect. Je me suis dit, au sortir de la salle : Tiens, voilà encore un film fait pour l'intellect, pas pour l'affect. C'est une belle démonstration de savoir-faire, une belle démonstration d'acteurs, tous très bons, mais ça ne trotte pas dans la tête... C'est du prêt-à-consommer, du beau mais du vide. C'est esthétique, mais ça sonne creux.

Et puis, franchement, chose que j'ignorais d'ailleurs en rentrant dans la salle, chose que j'ai découverte à mesure que le film se déroulait : Sweeney TODD est une... comédie musicale ! Enfin, il y a peu de comédie, mais en revanche il a beaucoup de passages chantés ! Non pas que les acteurs s'en sortent mal, au contraire, mais quelle mouche a donc piqué BURTON ? Et quelle monotonie dans les parties chantées ! La musique est complètement plan-plan, à peine gothique ; la pilule serait mieux passée avec, au minimum, quelques soli de guitare sur fond de bande sonore plus moderne, gothisante ou contrastante... Ce côté musical inopportun, voilà encore un élément qui, pour moi, déconnecte complètement l'histoire de la réalité. Cela confère au film un statut d'OVNI, qui correspond sans doute à l'univers de BURTON, mais qui, in fine, fait que cette histoire de barbier se révèle en effet... fortement  rasoir !

12 décembre 2007

ALGER | Attentats

dd547ca18e0573399197de526520fc66.jpgJe dédie ces quelques lignes à mes amis d'Alger, aux algériens meurtris et à tous les pourfendeurs de l'innomable barbarie.  Ironique que j'aie assisté hier à cette soirée donnée en présence de l'Ambassadeur pour les Droits de l'Homme de la République Française, à Ivry, organisée précisément à l'occasion du 59ème Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme... Ci-dessous un extrait du mél que j'ai immédiatement envoyé à mes amis algérois, qui m'avaient justement accueilli dans ce beau quartier d'Hydra...

"C'est avec beaucoup d'émotion que je viens de lire quelques articles et voir quelques photos terribles des attentats d'aujourd'hui à Alger.. dont un à Hydra.. C'est vraiment un déchirement de lire ça, et de se dire que la violence barbare revient dans votre si belle ville.. Je suis vraiment triste. Je pense bien à vous, et je vous souhaite courage et force.. De tout cœur je vous embrasse."

[ EDIT du 13 décembre 2007 ] : J'ai appris ce matin que ma collègue et amie Hamia avait perdu son oncle et ses deux jeunes neveux dans ce carnage indicible... Je pense à elle, je pense à eux, je repense à ceux dont les vies se sont brisées et à ceux qui sont morts de la façon la plus horrible, la plus barbare... RIP

 

02 octobre 2007

Journée de MISÉRE...

Lundi 01 octobre 2007. Tout avait commencé - il faut bien que ça commence, notez. Oui, bon, laisse-moi continuer, toi ! Commencé mal. Très mal. Mal à se lever, déjà. Mal à la tête, ensuite. Ça fait mal de se lever, mais du bien de se laver.  Ça remet mes rares idées en place... Pas envie d'aller bosser today, avec ces p..... de feuilles de présence à compter, compter les heures réalisées par mes chers apprenants, décompter les heures, reporter les soldes sur des feuilles de d5af4d8b6b10fe14c20e5dfe250db5b5.jpgprésence vierges, puis tout rentrer sur notre site extranet, pas si honnête que ça... Chiffrer et déchiffrer... En plus, vu comme j'ai l'âme administrative, moi... Dans l'intervalle, ne pas avoir le temps de manger, et surtout être parti de la maison sans le Pass Navigo, que j'ai perdu hier soir sur le chemin, en rentrant en Vélib' de Convention. Du coup, passé la journée à fulminer, à appeler Monsieur Vélib' pour bloquer mon abonnement - bah oui, pas envie qu'à un sinistre plaisantin ayant ramassé ma carte ne prenne l'envie de chevaucher un Vélib' à mes frais, ni l'envie de le garder, parce que, oui, c'est beau un vélo gris souris... En tous les cas, la Hotline Vélib', modulo les cinq minutes incompressibles d'attente, est fort agréable et efficace. Repartir de Saint-Lazare affamé et sur les rotules, cuire doucement à l'étouffée dans le Métro, et passer par Étoile et le Siège de ma boîte récupérer des docs pas prêts, et re-fulminer devant les queues invraisemblables qui s'étirent le long des guichets de vente de la RATP. Du coup, comme le matin, je franchis allègrement et illégalement les portillons, manquant de m'assommer au passage, et je rentre fort énervé chez moi. Je passe calmer mes nerfs au supermarché d'en bas, et je sue sang et eaux en remontant mes 5 étages les bras chargés de myrrhe et d'encens de 25 kilos de provisions... Le chat n'arrête pas de miauler, saleté ! Bon, une fois rassasié, l'animal se calme, et moi aussi. Juste avant de regarder l'hallucinante pièce Le ROI LEAR, avec un Michel Piccoli véritablement impérial et impressionnant, je m'enfile un hâchis Parmentier, et je découvre que mon Pass Navigo était bien sagement posé sur une pile de vêtements - il a dû s'y rendre subrepticement à l'insu de mon plein gré durant la nuit, et se tenir caché là, me narguant de sa position trop visible pour être décelée... C'est pour vous dire ô combien je suis réveillé le matin, moi ! Un brin rassénéré, je rappelle Monsieur Vélib', ouvert jusqu'à 22 heures, et je déguste un bon petit Bordeaux et le ROI LEAR... Demain est un autre jour ! Enfin, j'espère !!

PS - Penser à dormir.

09 septembre 2007

WTC : Un document troublant...

e24cd5abe64dd70950b1aadb711c914c.gifCette vidéo concerne les évènements du 11 septembre 2001, que l'on ne peut plus guère qualifier d'attentats après le visionnage de ce film. Il y a dans ce document vidéo (en anglais mais parfaitement traduit et sous-titré) quelques preuves, qui paraissent en effet irréfutables, que l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center fut contrôlé et prévu, de A à Z, froidement. Les méthodes y sont expliquées, les modes opératoires démontés, et des documents troublants y sont compilés, ainsi que des témoignages de témoins directs. On apprend véritablement beaucoup en regardant ce documentaire ; évidemment, il faudrait recouper les infos, se renseigner sur les sources, etc. Mais, ayant moi-même suivi avec intérêt ce film (assez long), je pense qu'il vaut la peine d'être regardé. Il s'y trouve des choses proprement ahurissantes. Vous m'en direz des nouvelles... En tous les cas, outre les 2 tours jumelles, s'il y a bien quelque chose qui s'effondre pour les auteurs de ce film, c'est bien la thèse officielle !
 
Ci-dessus, une image extraite du documentaire, où l'on voit des poutres de fort diamètre coupées net ; voilà ce que j'appellerais une preuve irréfutable d'une intervention humaine endogène liée à l'effondrement des tours. Saura-t-on un jour la vérité ? Rendez-vous dans 50 ans.
 
 
 

28 août 2007

Un blackout ? Pas au courant !

46b3408d657d66e0377a24b2013e0fc3.jpgAlors que j'étais en train de déprimer travailler sur la refonte complète du site de yoga d'une des associations que je préside, KHÉPRI, EDF a eu, sans prévenir, la bonne idée de couper le courant pour cause de travaux d"amélioration du réseau de mon immeuble, soi-disant... Mais cela, je ne l'ai appris qu'en descendant dans la rue pour me rendre compte de visu de l'étendue des dégâts, et vérifier que la coupure ne venait pas de chez moi, éventualité vite infirmée par le fait que la minuterie de la cage d'escalier ne m'a pas non plus apporté ses lumières... Or donc, en arrivant en bas après avoir allumé un cierge en priant que le courant coure un poil plus vite, je constate, stupéfait, qu'EDF avait lâchement affiché à l'extérieur de la porte cochère une feuille informant les habitants qu'une coupure était bien prévue entre 23 heures et 4 heures du matin... La rue était éclairée, comme le monde est bien fait, par une pleine lune moqueuse, qui mettait d'autant plus en lumière mon infortune... Encore heureux que je bossais sur le laptop, dont la batterie a pris le relai de la fée électricité, sans doute partie se pencher sur d'autres berceaux, sans quoi tout mon travail aurait été réduit à néant. Dans le noir, j'aurais été vert.

Du coup, je fais comme au temps jadis, je tape ce petit texte taquin à la bougie, quoique je doute que nos ancêtres aient eu à leur disposition des batteries rechargeables ! J'ai donc découvert avec effarement (personne ne m'ayant mis au courant) qu'EDF prévoyait de remettre le jus vers 4 heures du matin... comme c'est peu ou prou l'heure à laquelle je me couche en cette période de vacances, j'ose espérer que je pourrai poster ce billet avant potron-jacquet, si le courant revient, bien sûr ; évidement, l'accès à internet est, pour l'heure, coupé aussi, et pas le moindre petit réseau wi-fi non sécurisé à me mettre sous la dent.... Argh ! Pour le coup, c'est moi qui suis dans le jus ; quelle sombre histoire… Mais cette petite coupure inopinée me donne l'occasion de m'extraire un tantinet du pseudo roman que je suis en train d'écrire pour disserter de choses plus lumineuses légères. Vous conviendrez comme moi qu'écrire un billet en raison d'une petite coupure, c'est bien le comble d'un écrivain ! Je réécoute accessoirement tous mes disques de JJ Goldman, que je redécouvre avec joie, et quelques mouvements du pied bien rythmés. La batterie me donne encore 55 minutes d'autonomie, mais comme j'ai pas mal de sommeil en retard, c'est mon autonomie à moi qui va faire défaut. Je m'en vais donc rejoindre les bras de Morphée, à défaut d'autres qui furent naguère plus confortables, avec la certitude d'être de toutes les façons réveillé au petit matin par tous les appareils et éclairages restés branchés... C'est vraiment pas des lumières, chez EDF !

Un autre récit d'un blackout mémorable : c'est Paris-ci !